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Том 4. Проза. Письма.
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Лермонтов Михаил Юрьевич

Шрифт:

Прощай, любезный друг, и прошу тебя, будь уверен во мне и думай, что я никогда не скажу и не сделаю ничего тебе огорчительного. Прощай, милый друг, бабушка также к тебе пишет.

М. Лермонтов.

33. А. И. Философову

<Октябрь 1838 г. Царское Село>

Cher o<n>cle, je prends la libert'e de vous supplier d’interc'eder pour moi dans une affaire que vous seul pouvez arranger, et je suis s^ur que vous ne me refuserez pas votre protection. Grand’maman est dangereusement malade, tellement qu’elle n’a pas pu m^eme me l’'ecrire, le domestique est venu me chercher croyant que j’'etais d'ej`a liber'e. J’ai demand'e au commandant quelques heures seulement pour aller la voir, j’ai 'ecrit au g'en'eral mais comme cela d'epend du Monseigneur, il n’ont rien pu faire.

Ayez piti'e de Grand’maman, si ce n’est de moi, et obtenez un jour pour moi car le temps presse…

Je n’ai pas besoin de vous parler de ma reconnaissance et de mon chagrin, car votre coeur me comprendra compl`etement

Je suis votre tout d'evou'e

M. Lermontoff.

На обороте:

Его Превосходительству

Милостивому Государю

Алексею Илларионовичу

Философову.

Перевод

Дорогой дядя, осмеливаюсь умолять вас ходатайствовать о моем деле, которое только вы можете уладить, и я уверен, что вы не откажете мне в вашем покровительстве. Бабушка опасно больна, настолько, что не могла даже написать мне об этом; слуга пришел за мною, думая, что я уже освобожден. Я просил у коменданта всего несколько часов, чтобы проведать ее, писал генералу, но так как это зависит от великого князя, то они ничего не могли сделать.

Пожалейте, если не меня, то бабушку, и добейтесь для меня одного дня, ибо время не терпит…

Мне нет необходимости говорить вам о моей признательности и моем горе, так как ваше сердце вполне поймет меня.

Преданный вам всецело

М. Лермонтов.

34. А. М. Верещагиной-Хюгель

<16 ноября 1838 г. Из Петербурга в Париж>

St.-P'etersbourg, Novembre 16/28. Среда.

Ma cousine, Je m’incline A genoux `a cette place! [203] qu’il est doux de faire gr^ace!
* * *
Pardonnez ma paresse, etc., etc.

– Vraiment je n’ai trouv'e que ce moyen pour me rappeler `a votre souvenir, et obtenir mon pardon; soyez heureuse, et ne m’en voulez pas; demain je commence une 'enorme lettre pour vous… Ma tante m’arrache la plume… ah!..

203

Здесь Лермонтов нарисовал коленопреклоненную фигуру в умоляющей позе. – Ред.

M. Lermontoff.

Перевод

С.-Петербург, ноябрь 16/28. Среда

Милая кузина, Преклоняю Колена на этом месте! как сладостно быть милостивой!
* * *
Простите мою лень, и т. п., и т. п.

– Право, я не нашел ничего другого, чтобы напомнить о себе и вымолить прощение; будьте счастливы и не сердитесь на меня; завтра я приступаю к длиннейшему письму к вам… Тетя вырывает у меня перо… ах!..

М. Лермонтов.

35. М. А. Лопухиной

<Конец 1838 г. Из Петербурга в Москву>

Il y a longtemps, ch`ere et bonne amie, que je ne vous ai 'ecrit et que vous ne m’avez donn'e de nouvelles de votre ch`ere personne et de tous les v^otres; aussi j’ai l’esp'erance que votre r'eponse `a cette lettre ne se fera pas longtemps attendre: il y a de la fatuit'e dans cette phrase, direz-vous; mais vous vous tromperez. Je sais que vous ^etes persuad'ee que vos lettres me font un grand plaisir puisque vous employez le silence comme punition; mais je ne m'erite pas cette punition car j’ai constamment pens'e `a vous, preuve: j’ai demand'e un semestre d’un an, – refus'e, de 28 jours – refus'e, de 14 jours – le grand duc a refus'e de m^eme; tout ce temps j’ai 'et'e dans l’esp'erance de vous voir; je ferai encore une tentative – dieu veuille qu’elle r'eussisse. – Il faut vous dire que je suis le plus malheureux des hommes, et vous me croirez quand vous saurez que je vais chaque jour au bal: je suis lanc'e dans le grand– monde; pendant un mois j’ai 'et'e `a la mode, on se m’arrachait. C’est franc au moins. – Tout ce monde que j’ai injuri'e dans mes vers se plait `a m’entourer de flatteries; les plus jolies femmes me demandent des vers et s’en vantent comme d’un triomphe. – N'eanmoins je m’ennuie. – J’aj demand'e d’aller au Caucase – refus'e. – On ne veut pas m^eme me laisser tuer. Peut-^etre, ch`ere amie, ces plaintes ne vous para^itront-elles pas de bonne foi? – peut-^etre vous para^itra-t-il 'etrange qu’on cherche les plaisirs pour s’ennuyer, qu’on court les salons quand on n’y trouve rien d’int'eressant? – eh bien je vous dirai mon motif: vous savez que mon plus grand d'efaut c’est la vanit'e et l’amour-propre: il fut un temps o`u j’ai cherch'e `a ^etre admis dans cette soci'et'e comme novice, je n’y suis pas parvenu; les portes aristocratiques se sont ferm'ees pour moi: et maintenant j’entre dans cette m^eme soci'et'e non plus en solliciteur, mais en homme qui a conquis ses droits; j’excite la curiosit'e; on me recherche, on m’engage partout, sans que je fasse mine de le d'esirer m^eme; les femmes qui tiennent `a avoir un salon remarquable veulent m’avoir, car je suis aussi un lion,oui, moi – votre Michel, bon garcon, auquel vous n’avez jamais cru une crini`ere. – Convenez que tout cela peut 'enivrer. Heureusement ma paresse naturelle prend le dessus; et peu `a peu je commence `a trouver tout cela par trop insupportable: mais cette nouvelle exp'erience m’a fait du bien, en ce qu’elle m’a donn'e des armes contre cette soci'et'e, et si jamais elle me poursuit de ses calomnies (ce qui arrivera) j’aurai du moins les moyens de me venger; car certainement nulle part il n’y a tant de bassesses et de ridicules. Je suis persuad'e que vous ne direz `a personne mes vanteries, car on me trouverait encore plus ridicule que qui que cela soit, et puis avec vous je parle comme avec ma conscience, et puis c’est si doux de rire sous-cape des choses brigu'ees et envi'ees par les sots, avec quelqu’un qui, on le sait, est toujors pr^et `a partager vos sentiments; c’est de vous que je parle, ch`ere amie, je vous le r'ep`ete, car ce passage est tant soit peu obscur.

Mais vous m’'ecrirez n’est ce pas? – je suis s^ur que vous ne m’avez pas 'ecrit pour quelque raison grave? – ^etes-vous malade? Y a-t-il quelqu’un de malade dans la famille? Je le crains. On m’a dit quelque chose de semblable. Dans la semaine prochaine j’attend votre r'eponse, qui j’esp`ere sera non moins longue que ma lettre, et certainement mieux 'ecrite, car je crains bien que vous ne sachiez d'echiffrer ce barbouillage.

Adieu, ch`ere amie, peut-^etre si dieu veut me r'ecompenser je parviendrai `a avoir un semestre, et alors je serai toujours s^ur d’une r'eponse telle-quelle.

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